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Observatoire · Recensement 2026

Combien y a-t-il vraiment de garages en France ?

L’étude de filière en annonce 25 000. Le registre en compte 107 000. On en a recensé 101 989, dont 13 292 qu’aucun export ne voit passer.

France métropolitaine Relevé de juillet 2026 96 départements Rapport PDF de 8 pages
La réponse courte

La France métropolitaine compte 60 059 garages au sens strict, c’est-à-dire des ateliers de mécanique et de carrosserie joignables par téléphone, et 101 989 si l’on y ajoute les agents de marque, le contrôle technique et le dépannage. Les deux chiffres sont justes. Ils ne répondent pas à la même question.

Publié le 4 août 2026 · Prochaine mise à jour en juillet 2027

Ce que dit le relevé
101 989
Marché complet
Tous les métiers de l’après-vente automobile, agents de marque compris.
60 059
Cœur de métier
Mécanique et carrosserie uniquement, avec un téléphone qui sonne.
13 292
Invisibles à l’export
Des ateliers rangés en concession par les catégories automatiques.
6 512
Écartés à la main
Examinés un par un, puis sortis du périmètre, motif à l’appui.

01 · Pourquoi les chiffres publiés vont de 25 000 à 108 000

Une étude de filière annonce 25 000 garages. Un export par code d’activité en rend plus de 100 000. Les cartes en ligne en affichent environ 96 000. Sur un marché de cette taille, un écart de un à quatre n’est pas une imprécision de mesure, c’est un désaccord de définition que personne n’a pris la peine de trancher publiquement.

Le mot « garage » recouvre au moins cinq métiers différents. Un atelier de mécanique générale, un carrossier, un pneumaticien, un centre de contrôle technique et un dépanneur ne vendent pas la même chose, n’achètent pas la même chose, et ne sont pas des prospects interchangeables. Compter les uns avec les autres ou séparément change le résultat du simple au double.

Notre position : il n’existe pas un chiffre, il en existe trois, et le seul travail utile consiste à dire lequel correspond à votre question.

Qui publie quoi, et sur quel périmètre

Les cinq décomptes ci-dessous sont tous exacts. Aucun n’est comparable à un autre, parce qu’aucun ne compte la même chose : une branche conventionnelle, un secteur statistique, un code d’activité, un réseau d’enseignes et une recompilation de fourchettes. L’écart de un à quatre n’est pas une erreur de mesure, c’est cinq questions différentes auxquelles on a donné le même nom.

Ce que publient les sources qui comptent les garages en France, et ce que chacune compte réellement. Chiffres relevés chez leurs éditeurs le 21 août 2026.
Source Chiffre publié Ce qu’elle compte réellement Millésime Granularité disponible
ANFA, Observatoire des métiers des services de l’automobile 128 000 Les entreprises de la branche conventionnelle « commerce et réparation automobile ». Un périmètre social, pas une nomenclature d’activité : la vente de véhicules neufs y est comprise. Données 2023 Aucune ventilation publiée par métier d’atelier. Les 336 350 salariés sont répartis par fonction, pas par type d’établissement.
INSEE, fiche sectorielle 452 57 283 Le secteur 452 « Entretien et réparation de véhicules automobiles », au sens du champ Esane. Des entreprises, pas des établissements : c’est là que se joue l’essentiel de l’écart avec les autres décomptes. 2021, enquête Esane Tranches d’effectif, de chiffre d’affaires et de marge. Rien sur le type d’atelier ni sur l’appartenance à un réseau.
Un export par code APE 4520A ≈ 65 000 établissements Les établissements portant le code, sièges compris, sans filtre d’activité réelle ni de fermeture. Ce que rend un fichier acheté sur étagère. Flux continu, jamais daté Le code, et rien d’autre. Un atelier déclaré en commerce n’y figure pas ; un siège sans atelier y figure.
Réseaux MRA, presse spécialisée 21 000 à 24 750 Les ateliers de réparateurs indépendants sous enseigne, agréés de niveau 2 compris. C’est l’origine du « 25 000 » qui circule comme s’il désignait tous les garages de France. 2024-2025 Par enseigne, sur le seul périmètre adhérent. Un indépendant hors réseau n’est jamais compté.
Contenus agrégés, pages « combien de garages » 104 000 Une recompilation de fourchettes reprises à d’autres pages. Le total et ses sous-ensembles ne se rejoignent pas, et aucune année n’est attachée à aucun chiffre. Mise à jour juin 2025 Six catégories, toutes en fourchettes larges qui se recouvrent, sans méthode ni source datée.
Scalon, ce recensement 101 989 Les établissements lus un par un, sur deux balayages indépendants du territoire, recoupés puis tranchés à la main sur les cas limites. Dédoublonnés au téléphone unique. Relevé de juillet 2026 Sept segments, trois paliers de périmètre, 96 départements, fiches et téléphones uniques séparés. Le motif de tri est écrit sur chaque ligne.

La colonne qui compte n’est pas celle des chiffres, c’est la dernière. Un nombre sans ventilation ne se travaille pas : savoir qu’il y a 128 000 entreprises dans la branche ne dit pas combien sont des ateliers, ni lesquels réparent des véhicules légers, ni lesquels sont joignables. C’est la raison d’être de ce recensement, et la ventilation complète est en section 04 du relevé.

02 · Quel est le code NAF d’un garage ?

Il n’y en a pas un. Le code NAF est attribué par l’INSEE à la création, d’après l’activité déclarée. Pour l’après-vente automobile, la nomenclature en distribue au moins cinq, et ils ne se recouvrent pas.

  • 4520A — Entretien et réparation de véhicules automobiles légers. Le garage au sens courant : mécanique, carrosserie, pneumatique et électricité sur voitures et utilitaires légers.
  • 4520B — Entretien et réparation d’autres véhicules automobiles. Les poids lourds.
  • 4511Z — Commerce de voitures et de véhicules automobiles légers. Le code des concessions et des agents de marque, dont l’atelier n’apparaît nulle part.
  • 4532Z — Commerce de détail d’équipements automobiles. Les centres-auto, et une partie des pneumaticiens.
  • 7120A — Contrôle technique automobile.

Aucun de ces codes ne recouvre le métier, et aucune combinaison n’y arrive non plus. Un ciblage bâti sur le seul 4520A écarte les ateliers déclarés en commerce ou en équipement. Une union des cinq ramène des sièges sociaux, des chaînes à achats centralisés et des établissements fermés. Dans les deux cas, le code répond à une question administrative, pas à la vôtre.

Ce recensement ne part donc pas d’un filtre de nomenclature. Il part du territoire, et lit les établissements un par un.

03 · Code NAF ou code APE : quelle différence ?

Aucune, en pratique. C’est le même code, quatre chiffres et une lettre. « APE » désigne l’activité principale exercée, c’est-à-dire ce que le code qualifie. « NAF » désigne la nomenclature d’activités française, c’est-à-dire le répertoire dont le code est tiré. L’INSEE attribue un code APE en le prenant dans la NAF. Les deux graphies circulent, elles ne recouvrent aucune différence de fond, et un garage porte le même 4520A qu’on écrive l’une ou l’autre.

Une nuance compte en revanche pour un ciblage : le code de l’entreprise et celui de l’établissement peuvent différer. Un groupe déclaré en commerce peut exploiter un atelier d’entretien. Ce recensement compte des établissements, pas des entreprises.

04 · Les trois paliers

Chaque palier contient le précédent. Les deux colonnes de droite ne portent pas le même nombre parce qu’un même établissement peut apparaître sous plusieurs fiches en ligne : le téléphone unique est la mesure honnête d’un fichier de prospection.

PalierCe qu’il contientFichesTéléphones uniques
Cœur de métier Mécanique générale et carrosserie 60 059 56 300
Ateliers élargis + pneumatique, vitrage, diagnostic, spécialistes 75 800 70 000
Marché complet + agents de marque, contrôle technique, dépannage 101 989 89 300

Passer du cœur de métier au marché complet, c’est 70 % de fiches en plus et 59 % de téléphones en plus. C’est la mesure concrète de ce que vaut un périmètre correctement défini, et l’ordre de grandeur qu’une équipe commerciale perd quand elle s’en tient au libellé le plus évident.

Le détail par typologie

Les trois paliers sont des totaux. Voici ce qu’il y a dedans, segment par segment. Aucune des sources de la section 01 ne descend à ce niveau : c’est la seule chose qu’un recensement fait, et qu’un code d’activité ou un périmètre de branche ne fera jamais.

La colonne « statut » distingue trois natures de nombre, parce qu’elles ne valent pas la même chose. Relevé : le segment a été compté pour lui-même. Déduit : le nombre tombe d’une soustraction entre deux paliers relevés, il est exact mais il n’a pas été mesuré directement, et le calcul est écrit. À ventiler : le segment existe et n’a pas encore de comptage publiable, ce qu’on préfère écrire plutôt que combler.

SegmentCe qu’il contientFichesStatut
Mécanique générale Ateliers d’entretien et de réparation, toutes marques. À ventiler
Carrosserie et peinture Carrossiers, y compris agréés assurance. À ventiler
Cœur de métier Les deux segments ci-dessus, comptés ensemble. 60 059 Relevé
Pneumatique, vitrage, diagnostic, spécialistes Les ateliers d’une seule prestation, réseaux compris. 15 741 75 800 − 60 059 Déduit
Ateliers élargis Cœur de métier et spécialistes réunis. 75 800 Relevé
Agents de marque Classés concession par les catégories automatiques, alors qu’ils réparent et achètent des pièces. Aucun export par catégorie ne les rend. 13 455 Relevé
Contrôle technique et dépannage Centres agréés et dépanneurs-remorqueurs. 12 734 101 989 − 75 800 − 13 455 Déduit
Marché complet Tout ce qui précède. 101 989 Relevé

Deux segments restent à ventiler, la mécanique générale et la carrosserie, aujourd’hui comptées ensemble sous le cœur de métier. Elles seront séparées au prochain passage : un distributeur de peinture et un distributeur de pièces moteur ne cherchent pas les mêmes ateliers, et les livrer avec le même total serait leur rendre le service que ce recensement reproche aux autres sources.

05 · Les 13 292 garages que personne ne compte

C’est le résultat le plus contre-intuitif du relevé. Un établissement du type « Garage Dupont, agent Renault » est classé concession par les catégories automatiques des cartes en ligne, jamais garage. Il répare pourtant des voitures toute la journée, et il achète des pièces.

Un export naïf par catégorie ne les voit pas. Nous les avons identifiés par recoupement, avec deux méthodes indépendantes :

  • 9 916 déclarent explicitement la réparation dans une de leurs catégories secondaires.
  • 3 539 portent une raison sociale ou une enseigne d’atelier, du type « Garage… » ou « Carrosserie… », sans le déclarer.

Après fusion des doublons entre les deux méthodes, 13 455 fiches ressortent, dont 13 292 avec un téléphone. Soit treize pour cent du marché complet, invisibles pour qui trie par catégorie. Et ce ne sont pas des petits : ce sont souvent les mieux équipés et les plus gros acheteurs de leur zone.

Ce que ça coûte de ne pas les voir

Un distributeur de pièces qui construit sa liste sur la catégorie « garage » travaille sur 87 % de son marché en croyant en couvrir la totalité. L’erreur ne se voit jamais, puisque rien dans le fichier ne signale l’absence.

06 · Répartition par département

Le relevé couvre les 96 départements de France métropolitaine. La densité rapportée à la population est plus parlante que le volume brut : elle montre que le rural n’est pas sous-équipé, il est simplement moins concentré.

DépartementCœur de métierMarché completPour 10 000 hab.Part réseaux
Nord (59)2 4184 10615,631 %
Bouches-du-Rhône (13)1 8743 18915,429 %
Rhône (69)1 6112 74014,136 %
Gironde (33)1 3052 21813,333 %
Loire-Atlantique (44)1 1181 90112,935 %
Paris (75)1 0421 6737,644 %
Creuse (23)12821819,111 %

Extrait de sept lignes. Le tableau complet couvre les 96 départements, chacun avec sa propre page et le détail de ses dix premières communes.

07 · Ce qu’on a volontairement écarté

Un recensement dont on ignore les exclusions n’est pas vérifiable. Nous publions donc les nôtres. 6 512 fiches ont été examinées puis sorties du périmètre : négoce de pièces sans atelier, stations de lavage, motoculture, deux-roues, usinage industriel.

Cela représente environ 6,5 % du marché complet, et aucune de ces poches ne dépasse 1,4 % à elle seule. C’est ce qui nous permet d’affirmer qu’aucune catégorie entière n’a été oubliée par inadvertance : si un métier manquait, il apparaîtrait comme un trou, et les trous se voient.

08 · La méthode

Deux balayages indépendants, menés en parallèle et confrontés à la fin. Le premier est cartographique et systématique : le territoire est découpé et parcouru maille par maille, jusqu’à saturation, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’une maille de plus ne rende plus aucun établissement nouveau. Le second procède par mots-clés, localité par localité, avec le vocabulaire réel du métier plutôt que celui des nomenclatures.

Les deux jeux sont ensuite recoupés entre eux, puis avec le registre officiel, département par département. Là où les deux méthodes divergent, un humain lit la fiche, le site et les avis, et tranche avec un motif écrit. La saturation a été atteinte début juillet 2026.

Le registre recense environ 107 000 établissements actifs en réparation de véhicules légers, contre environ 96 200 fiches ouvertes en ligne sur les catégories concernées. L’écart d’une dizaine de milliers s’explique par les micro-entrepreneurs sans local commercial : juridiquement existants, commercialement injoignables, donc hors périmètre pour une équipe qui prospecte au téléphone ou sur le terrain.

09 · Les limites, assumées

Aucun recensement n’est exact au dernier établissement près, et prétendre le contraire serait le meilleur moyen de ne pas être cru.

  • De 4 à 8 % de fermetures ne sont pas encore actées en ligne au moment du relevé. C’est le taux de perte annuel du périmètre, et la raison pour laquelle une liste non entretenue se dégrade vite.
  • Environ 3 % du marché complet est hors véhicule léger : nautique, agricole, deux-roues. Ces fiches sont étiquetées comme telles, donc filtrables, et non supprimées.
  • Les doublons de listing sont détectés et fusionnés à la livraison. C’est l’écart entre la colonne des fiches et celle des téléphones uniques.
  • Le périmètre est la France métropolitaine. Les départements et régions d’outre-mer font l’objet d’un relevé séparé.

Un contrôle nous a rassurés sur la fiabilité des fermetures signalées : sur 3 524 fiches marquées fermées, moins de 6 % portaient un avis de moins de six mois. Quand la fiche dit fermé, c’est presque toujours vrai. L’inverse n’est pas garanti.

10 · Comment cibler les garages sans passer par le code NAF

Ce relevé dit combien il y en a. Il ne dit pas lesquels vous intéressent. Sur ce même marché, un distributeur de pièces qui écarte les chaînes à achats centralisés, les poids lourds, l’agricole et les fermés descend à un périmètre d’environ 27 000 comptes réellement adressables, contacts inclus.

C’est la différence entre un chiffre de marché, qui est public et le restera, et une liste qualifiée, qui se construit sur votre brief et n’a de valeur que pour vous.

Recevoir le relevé complet

Onze sections, dont la lecture départementale, la méthode et les limites.

Relevé complet · PDF

Le relevé tient en 8 pages, on vous l’envoie

Les trois chiffres sont dans le titre de cette page, et vous pouvez les citer sans rien demander. Ce qui vient après, comment on est passé de 25 000 à 101 989, ce qu’on a compté, ce qu’on a écarté, ce qui reste incertain, tient dans un document. Il part par email, tout de suite.

  1. 01–03Pourquoi les chiffres publiés vont de 25 000 à 108 000Le mot « garage » recouvre cinq métiers. Les cinq codes NAF concernés, et pourquoi aucun ne recouvre le marché.
  2. 04Les trois paliersFiches et téléphones uniques, palier par palier. Du cœur de métier au marché complet, c’est 70 % de fiches en plus.
  3. 05Les 13 292 garages que personne ne compteLes deux méthodes de recoupement, et ce que coûte de travailler sur 87 % d’un marché en croyant le couvrir.
  4. 06–07La lecture départementale, et les exclusionsDensité pour 10 000 habitants, part des réseaux, et les 6 512 fiches sorties du périmètre poche par poche.
  5. 08–09La méthode et les limitesLes deux balayages indépendants, le critère de saturation, le taux de fermetures non actées. Écrit noir sur blanc.
  6. 10–11Cibler sans passer par le code NAFComment on descend de 101 989 établissements à environ 27 000 comptes adressables, et comment citer le relevé.

Gratuit, sans conditions. Les comptages restent publiés sous licence CC BY 4.0 : vous pouvez reprendre les chiffres du relevé, y compris commercialement, en citant Scalon et la date du relevé.

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Citer ce recensement

Reprenez ces chiffres librement, y compris dans un travail commercial. Rien à demander, aucun accord à signer. On vous demande deux choses : le nom Scalon et la date du relevé. La date compte autant que le nom, parce que ce recensement est refait chaque année et qu’un comptage sans date n’est pas vérifiable.

Selon le recensement Scalon de juillet 2026, la France métropolitaine compte 101 989 établissements de réparation et d’entretien automobile, dont 60 059 au cœur de métier.

Si vous agrégez, filtrez ou recalculez, signalez-le : « calculs de l’auteur d’après Scalon, relevé de juillet 2026 ». Ce qui n’est pas permis, c’est de présenter un chiffre retravaillé comme étant le nôtre.

Publié sous licence CC BY 4.0, qui couvre les comptages publiés ici et dans le rapport, et rien d’autre : ni les listes d’établissements, ni les données nominatives, ni les colonnes de qualification livrées aux clients. Un doute sur un cas particulier, écrivez-nous.

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On construit un échantillon de 100 établissements qualifiés sur votre périmètre, gratuitement, pour que vous jugiez sur pièces.